Grande discussion ce soir avec A., vieil ami.
Il est muté sur les Yvelines pour son boulot courant Janvier, moi sur Beauvais le 5 .
Nouvelle vie pour tout les deux. La vraie vie. Fini papa et maman à la rescousse pour le moindre bobo, les potes qui rappliquent parce que coup de cafard, fini les Kinders chez mémé, fini les samedis soirs tous les 15 jours avec C. et les mardis et jeudis avec R., les week ends cariboustiques, finis les thés avec G,…, finie toute cette vie là. J’en ai les larmes aux yeux en l’écrivant. Spleen. Ca se bouscule dans ma tête, j’ai envie et besoin de partir, mais c’est tellement bon aussi d’être ici mine de rien.
Là bas je serais à 1h de Paris, donc une heure de beaucoup de mes amis et de ma bloggeuse de fille dérangée, j’aurais un job qui devrait me plaire, des perspectives d’évolutions. Je fais table rase de ces deux dernières années plus que pourries, de ma maladie, des gens nocifs que j’ai plus envie de croiser, de tout ce qui fait qu’on veut prendre le large pour mieux se (re)construire.
En Bretagne, chacun va faire sa vie, se construire un avenir, trouver son alter-ego, fonder une famille, s’établir professionnellement…tout ce qui fera leur vie.
On va se téléphoner toutes les semaines, plusieurs fois, se bombarder de sms, se retrouver aux vacances et certains week end qu’on se sera arranger en commun.
Seulement, nos cadeaux d’anniversaires nous parviendront par la poste. On se fera des bisous par web cam sur msn.
On se manquera plus que tout je crois. Parce que année pourrie ou pas, on s’est toujours soutenu. Mais on s’aimera à distance, ça c’est sûr.
J’ai le cafard, j’ai peur, mais je suis excitée de partir. Et vraiment, plus que tout, j’en ai besoin. C’est une étape obligée pour l’atteinte absolue de moi même.
A. tu verras, on y arrivera.